



Bangalore n’est pas une ville touristique. Du moins, pas au sens du Routard ni du Lonely Planet. Très peu de sites historiques et un développement très récent en font une ville qui ne visite pas mais se vit.
Aux premiers rangs de ces expériences à vivre on trouve le City Market (ou KR Market), une espèce de marché de gros et de détail regroupé dans une halle et qui déborde dans d’innombrables ruelles aux alentours. La première fois, on était arrivé assez tard, vers midi, et nous avions du coup surtout visité les ruelles spécialisées chacune dans un produit ou une catégorie de produit. On trouve ainsi la rue des bananes couverte d’un tapis de feuilles de bananes pourries ou encore l’improbable rue des boutiques de couverts en plastique, la rue des saris, la rue des plats en métal, la rue des coffres… Il suffit de savoir où trouver ce qu’on cherche pour commencer la négociation (assez dure ici mais les prix sont plutôt bons vu que c’est le marché “central”) !
La deuxième fois que nous sommes venus, on s’est levé tôt pour admirer le “flower market”. Arrivés vers 8h sur place, on venait pour un choc visuel et on l’a eu ! Au détour d’un couloir glauque comme le reste de la halle du marché, on est tombé sur une salle en contrebas, éclairée par une verrière et remplie de toutes sortes de fleurs où quelques vendeurs y faisaient tourner leurs guirlandes de fleurs (on n’a pas vérifié si ils étaient payés par l’office de tourisme). En descendant dans la fosse aux fleurs, on a en plus découvert que le spectacle continuait dans de nombreux couloirs où des monticules de fleurs étaient éclairés d’une simple ampoule. Encore un paradis pour photographe !
On est revenu avec deux guirlandes de fleurs plus ou moins identifiés. Pas certains de la symbolique, on les a tout de même nous aussi accroché autour de nos portes répandant un parfum sympathique dans l’appartement et créant au passage une petite colonie d’insectes inattendue.


































































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