City-Market
Flower market from above
Roses pile
Banana boy

Bangalore n’est pas une ville touristique. Du moins, pas au sens du Routard ni du Lonely Planet. Très peu de sites historiques et un développement très récent en font une ville qui ne visite pas mais se vit.
Aux premiers rangs de ces expériences à vivre on trouve le City Market (ou KR Market), une espèce de marché de gros et de détail regroupé dans une halle et qui déborde dans d’innombrables ruelles aux alentours. La première fois, on était arrivé assez tard, vers midi, et nous avions du coup surtout visité les ruelles spécialisées chacune dans un produit ou une catégorie de produit. On trouve ainsi la rue des bananes couverte d’un tapis de feuilles de bananes pourries ou encore l’improbable rue des boutiques de couverts en plastique, la rue des saris, la rue des plats en métal, la rue des coffres… Il suffit de savoir où trouver ce qu’on cherche pour commencer la négociation (assez dure ici mais les prix sont plutôt bons vu que c’est le marché “central”) !
La deuxième fois que nous sommes venus, on s’est levé tôt pour admirer le “flower market”. Arrivés vers 8h sur place, on venait pour un choc visuel et on l’a eu ! Au détour d’un couloir glauque comme le reste de la halle du marché, on est tombé sur une salle en contrebas, éclairée par une verrière et remplie de toutes sortes de fleurs où quelques vendeurs y faisaient tourner leurs guirlandes de fleurs (on n’a pas vérifié si ils étaient payés par l’office de tourisme). En descendant dans la fosse aux fleurs, on a en plus découvert que le spectacle continuait dans de nombreux couloirs où des monticules de fleurs étaient éclairés d’une simple ampoule. Encore un paradis pour photographe !
On est revenu avec deux guirlandes de fleurs plus ou moins identifiés. Pas certains de la symbolique, on les a tout de même nous aussi accroché autour de nos portes répandant un parfum sympathique dans l’appartement et créant au passage une petite colonie d’insectes inattendue.

JoNi Again!

14 mai
2012

JoNi Again!

YOUHOU ! Nous, les “JoNi” (JOhanne & NIco pour ceux qui n’auraient pas suivi le premier épisode) sommes de nouveau réunis depuis que je suis arrivée à Bangalore il y a maintenant deux semaines. Le temps de régler quelques formalités d’ordre surtout professionnelles, j’ai sauté dans le premier avion et me voilà à essayer de me faire une place dans ce capharnaüm ambiant.

C’est surprenant comme quelques secondes suffisent au cerveau pour raviver les odeurs que l’on pensait avoir pourtant oubliées. Et très vite, ce sont tous nos sens qui se réhabituent à ce qui a déjà été notre quotidien. Bref, je reprends mes repères dans une ville indienne où l’ambiance ressemble pas mal à ce que l’on a connu à Bombay, avec quand même moins de pauvreté, moins de sollicitation et pas l’impression d’être un extra-terrestre. Par contre, on m’appelle toujours “Mam” ce qui est vraiment très classe !

Vient ensuite la découverte de Bangalore. Comme toutes les grandes villes indiennes, son “charme” ne saute pas aux yeux au premier abord… Et contrairement à Bombay ou Delhi, villes historiques qui ont gardé des traces assez majestueuses du passé, on cherche toujours ces héritages à Bangalore ! Je ne désespère pas, je ne prétends pas connaître la ville et encore moins les alentours, loin de là, mais ça semble assez mal parti (j’ai quand même plus d’espoir sur les alentours bizarrement) !

Par contre, cette ville semble plutôt agréable à vivre. Il faut dire que Nicolas a semble-t-il flairé un bon quartier ! De l’animation indienne (mais pas à outrance), des multiples petits commerces, des vaches en bas de chez nous (il est un peu tôt pour parler de la famille ou de la colonie de rats qui semble aussi loger au premier croisement), des rues où il est agréable de marcher quand la température est acceptable, des restos typiques… et en même temps, pas mal de lieux propices à l’évasion quand notre estomac dira stop au curry ! (ce qui est encore loin d’être mon cas pour le moment…).

Voilà, certains d’entre vous se demandent certainement quels sont mes plans pour ici – parce que bon, comme vous l’avez compris, la ville n’invite pas forcément à la flânerie – il y a donc un petit projet, mais bon, je vous en parlerai plus tard, superstition oblige !

(merci à notre nouveau voisin d’immeuble, Matthieu pour nous avoir pris en photo sur le Chetak!)

by in Only in India

Only In India #1

“Only in India”, c’est le nom de cette nouvelle rubrique. Pourquoi ? parce qu’on a l’impression, peut-être fausse, qu’il se passe des trucs ici qui n’arriveraient pas ailleurs. On se trompe peut-être : à vous de nous le dire !

Cette première petite anecdote nous ramène à mon premier w-e à Bangalore il y a donc déjà près d’un mois et demi. Fraîchement arrivé, je venais de passer mon premier dimanche à découvrir certaines des attractions les plus hautes en couleurs et en odeurs de Bangalore : Russell Market et Commercial Street – une bonne entrée en matière guidé par un Toulousain installé ici depuis quelques années, Olivier.
Sur le chemin du retour, dans un rickshaw cahotant, un motard me tape sur le bras et crie quelque chose au passage. Je suis un peu surpris, je ne comprends pas ce qu’il me dit et je pense tout d’abord qu’il essaie de faire du zèle niveau sécurité en voulant m’indiquer que mon bras dépassait de “l’habitacle”… (hautement improbable !)

Mais je n’ai pas le temps de réagir que notre rickshaw s’arrête sur le côté et nous dit “camera fall down” (l’appareil photo est tombé). Je regarde entre mes jambes, il n’y a en effet plus rien. Le stress. Je saute à l’extérieur du rickshaw et court en sens inverse sur 100 Feet Road. En face de moi, une circulation typique de cette double-voie très empruntée, bus, voitures, rickshaws, motos, vaches (ou pas). Je me dis que je vais retrouver mon appareil en miettes ! Mais, au milieu de ce chaos, un autre motard m’appelle et me tend des bras mon appareil photo… intact ! Un miracle. Je veux lui donner de l’argent pour le remercier, il refuse et me quitte sur un “Welcome”.

Alors, “Only in India” ?

A la poursuite du 2BHK

03 avril
2012

A la poursuite du 2BHK

Un 2BHK ? c’est quoi ? 2 Bedrooms (chambres), 1 Hall (salon), 1 Kitchen (cuisine). C’est un peu la base des apparts à Bangalore. Je ne suis même pas sûr qu’il soit possible de trouver plus petit en fait. Donc tout le monde vit en famille, ou en coloc.

Pour partir à la recherche du nid convoité, il est préférable ici de passer par un broker, soit un agent immobilier qui va s’arracher pour vous faire visiter un maximum d’apparts et toucher sa comission d’un mois de loyer une fois le bien trouvé. Pas de PAP ou de SeLoger ici, mais tout de même un site de petites annonces qui émerge, Sulekha.

Bref, j’ai testé les deux solutions et c’est finalement grâce à un broker que j’ai trouvé. Il (enfin, un de ses “boys”) m’a tout de même fait visiter une dizaine d’apparts en 4 jours donc c’est allé assez vite. Ca commence par des tours à moto sans casque derrière un des fiers représentants de “Golden Nest” et ça finit par marchander le montant du loyer avec le proprio sur le pas de la porte. Je vous passe les apparts où on attend les clés alors que la porte est ouverte, les familles qu’on dérange alors qu’on s’est trompé d’appart ou les “complex” visités avec pisine (en construction ou en “maintenance”), gym room et… “party hall” !

L’appart que j’ai donc finalement décroché se situe dans un des coins les plus sympas de Bangalore, Indiranagar (en même temps c’est presque le seul quartier que je connais depuis mon arrivée) avec nombreux restos, bars et boutiques (même si on est bien en Inde, donc ça ne saute pas aux yeux tout de suite). Notre 2BHK est au 4e étage avec une vue dégagée sur tout Bangalore (rare, même si ce n’est pas la vue sur Montmartre non plus comme vous pouvez le voir ci-dessus) avec un balcon pour profiter des soirées clémentes d’ici. L’immeuble est fidèle aux standards Indiens, c’est à dire, un rez-de-chaussée parking, 4-5 étages d’apparts et un style architectural non déterminé empruntant quelques détails gréco-romains d’un goût douteux (genre colonnes).

Au niveau du quartier, Appa Reddy Palya (j’ai mis du temps à retenir l’adresse) c’est plein de petites ruelles avec des petites boutiques traditionnelles ou improbables, tailleurs, garagistes deux-roues, épiciers, grossistes en riz, repasseur, marchand de poisson ou de poulets (vivants) etc… Bref, on sent bien qu’on est en Inde ici mais ça reste assez calme. A part quand il y a un festival hindou comme ce w-e où ils ont défilé à coups de tambours toute la nuit et une partie de la matinée tout autour de notre immeuble.

On devrait être bien ici (quand Johanne sera enfin arrivée) et il ne manquera plus que vous dans la chambre d’amis qui vous sera grande ouverte bien sûr ! (bon j’ai pris un Suédois, en stage à l’agence, en coloc, en attendant Johanne mais promis, il ne va pas rester…)

by in Découverte, Expats

Tout d’abord, il faut que je vous présente quelqu’un sans qui cette nouvelle “aventure” n’existerait pas, Antoine. Mon guide, collègue, référent et premier ami ici à Bangalore. Antoine vit et travaille à Bangalore depuis maintenant 4 ans et c’est grâce à lui que j’ai trouvé un travail ici (il a aussi tenu un blog pendant plusieurs années sur son expérience indienne : Blogalore).

C’est donc encore lui (et sa pétillante femme suédoise Linda) qui m’a accueilli et me permet de prendre mes marques au plus vite dans cet environnement nouveau. Du coup, je suis comme un “expat’ en pâte” et l’adaptation est plutôt “smooth”. Les précédents voyages en Inde aident pas mal aussi…

Antoine et Linda vivent dans un des quartiers les plus sympas de Bangalore, Indiranagar,  fait de petites ruelles d’un calme presque suspect et bordées d’arbres immenses. J’ai donc aussi pu goûter, toujours grâce à eux, aux premières soirées “entre expates”, aux parties de poker et BBQ (de boeuf !) sur terrasse et virées sur la fameuse “Royal Enfield”. Un GRAND MERCI à eux deux !

J’ai aussi pu tester, lors de mon premier w-e,  quelques expériences tout à fait indiennes :

- la mission “photos d’identité”, un passage obligatoire vu le nombre de paperasses que les Indiens aiment faire remplir, il vaut mieux être équipé. Pas de photomatons ici, il n’y a que des studios photos plus ou moins professionnels, celui auquel j’ai eu le droit avait un look inimitable comme vous pouvez le voir ci-dessus, du coup, j’ai demandé au photographe qu’on inverse les rôles.
- le tout nouveau métro (Namma) qui vient d’être mis en circulation. 6 stations seulement pour l’instant, il survole littéralement la ville et permet d’avoir des vues géniales sur les différents quartiers et leur animation permanente. Le plus drôle étant le cirque orchestré à chaque station par une demi-douzaine de “security guards” prenant leur rôle très au sérieux et sifflant sur tout ce qui bouge. Pas de photos, pas le droit de dépasser la ligne jaune, ils placent même tout le monde le long du quai. Un spectacle gentiment absurde !
- le restaurant (un peu haut de gamme pour ici) en solo avec 5 serveurs en permanence autour de moi ne manquant pas une miette de chacune de mes bouchées.
- les négociations avec les rickshaw-drivers à 10 roupies (20 centimes) près…

Bref, mon sentiment général de Bangalore est positif et j’ai bien l’impression que c’est une ville plus soft que ses deux grandes soeurs indiennes Bombay et Delhi que je connais mieux. On rencontre ici moins de pauvreté, personne ou presque vivant sur les trottoirs, moins de bidonvilles et une verdure omniprésente avec un climat plutôt agréable (même s’il fait tout de même plus de 30° tous les jours et que les températures sont en train de monter). Bon, tout ça reste bien sûr à vérifier, ça ne fait que 3 jours que je suis ici.

Quelques photos de ces premiers jours ici ou directement en dessous :

Sinon, comme vous vous en rendez compte, il y a un petit décalage horaire entre ces posts et le moment où vous les lisez. Il se trouve qu’entre temps j’ai dû bosser la mise en place du blog alors que j’avais écrit ces posts dans les premiers jours.

Depuis, j’ai donc commencé à travailler, trouvé un appart, acheté des meubles et même… un moyen de transport, une Bajaj Chetak (soit la Vespa PX indienne). J’ai aussi fait la rencontre de beaucoup de monde, expats et Indiens. Je vais donc tenter de rattraper le retard dans les prochains posts pour vous raconter tout ça. Parce que même si ça ne fait 15 jours que je suis là, les évènements s’enchaînent vite, très vite !

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