by in Only in India

JoNi se Marient - South Indian style movie poster
Party Beach

Bon, ça faisait un petit moment que nous n’avions rien posté, mais nous avons une bonne excuse.
Fin Mars, nous avons organisé une célébration assez spéciale de notre “union” non-officielle en lançant une fête sur une plage “secrète” de Goa avec une quarantaine d’amis.

On n’aime pas trop partager les détails de notre vie privée ici, mais on voulait tout de même expliquer notre relatif silence depuis quelques semaines… On a eu pas mal de visites et donc beaucoup moins de temps à consacrer à ce blog.

On s’est (encore) rendu compte qu’en Inde, il est parfois facile de faire des choses impossibles ailleurs (et vice-versa bien sûr sinon ça ne serait pas drôle). Et qu’on pouvait avoir de superbes surprises (là aussi, on a depuis expérimenté l’inverse…).

Merci en tous cas à tous ceux qui ont participé à ces festivités et merci à l’Inde et Goa de nous avoir permis de vivre ce très beau moment :)

On essaie de reprendre une vie “normale” maintenant. Même si la normalité ici, heureusement, ça n’existe pas vraiment.

(crédits photo : Olivier)

Kochi Muziris board
Aspinwall
Biennale Kochi Artwork
Aspinwall Roof

Cochin, on commence à connaître. Ca fait 4 fois qu’on y va. Alors certes, c’est une des villes coloniales les plus mignonnes d’Inde mais ça comme à faire. Pourquoi cet entêtement ? Parce que c’est un point de rencontre facile avec les amis/famille qui viennent nous voir en Inde et qui visitent le Kérala. On y vient donc plus pour voir nos invités un week-end que pour la ville en elle-même.
Cette fois, on a eu en fait la chance de tomber pendant l’auto-proclamée “première Biennale d’art d’Inde” organisée au travers de la ville, en grande partie dans des entrepôts désaffectés dans lesquels on ne peut normalement pas entrer. On restait prudent sur le potentiel d’un tel évènement en Inde et pourtant, on a été bluffé !
Les expositions étaient disséminées aux quatre coins de Fort Cochin à une échelle impressionnante et avec une diversité inattendue. C’était crédible et comparable aux expos auxquelles nous sommes habitués dans les principaux lieux d’art contemporain du monde. Au delà des pièces exposées, dont la plupart réalisées spécialement pour la Biennale, c’était en plus une vraie découverte que de pouvoir rentrer dans ces énormes entrepôts laissés à l’abandon depuis des années et dont on pouvait toujours imaginer avec nostalgie l’activité industrielle passée. L’occasion aussi de se rendre compte du potentiel énorme de Cochin à devenir une ville arty-bobo à part entière au fur et à mesure des rénovations de ces entrepôts en galeries d’art, cafés sympas ou restos. Le Berlin Indien en somme ! :) ok on s’enflamme un peu mais tout de même, il y a quelque chose à faire dans cette ville…

On a aussi fait une petite vidéo “1 Minute” pour vous transporter là-bas un peu plus :

Au delà de ça, on a pu vérifier une fois de plus avec la famille de Nicolas que le Kashi Art Café est le meilleur spot pour les petits dej, que dîner dans le jardin du Old Harbour Hotel est parfait et que LE resto pour manger des fruits de mer kéralais est Oceanos. Voilà c’était l’instant “guide du Routard” pour ceux qui voudraient aller y faire un tour, dépêchez-vous si vous voulez voir la Biennale qui ne dure que jusqu’à mi-mars.

Holy cows on the beach in Goa
Colorful huts in Palolem
Diwali at Patnem beach, Goa
Crusing in scooter on Goa Roads

On vous avait prévenu, la saison de Goa est bel et bien lancée. Profitant de Diwali, nous voilà donc repartis dans notre bus couchette pour 4 jours à Goa, cette fois dans le Sud, vers la plage de Palolem et plus particulièrement Patnem.
Je vais essayer de ne pas survendre la région mais bon, ça risque d’être dur. Ça fait 3 fois que nous venons dans ce coin-là. La première fois, en 2006, après le jour de l’an passé à Goa, nous nous étions arrêté quelques jours sur cette plage assez isolée (Patnem donc). Quelques huttes seulement, deux ou trois restos, pas plus. La clientèle était essentiellement composée de backpackers et quelques bobos en quête de spiritualité au centre de yoga de la plage (qui n’existe plus d’ailleurs).
En 2009, après notre passage en Iran et une envie folle de se mettre en maillot de bain, nous nous étions accordé 4 jours de pause dans ce qui restait un excellent souvenir. L’endroit ne nous a pas déçus et nous avions retrouvé avec délectation les joies de la farniente à Patnem. Cependant nous avions remarqué que les prix avaient un peu augmentés et que quelques huttes supplémentaires avaient poussées.
2012. On avait lu que Palolem était devenu mainstream que « ce n’était plus ce que c’était ». On était quand même un peu confiants. A peine après avoir sauté hors du bus, nous avons enfourché 2 motos taxis qui nous amenaient à Patnem. Oui ça a un peu changé. Il y a plus de huttes, certes. La population n’est plus non plus tout à fait la même. Beaucoup d’Anglais, pas mal de familles avec enfants en bas âge, et même quelques personnes avec des valises à roulettes !! Mais le coin reste vraiment génial. La plages de Palolem et de Patnem sont grandes, belles. Le poisson grillé est excellent. La mer est chaude (et même pas trop chaude à cette époque). Les prix sont plus que corrects. On n’a vraiment pas l’impression de se marcher dessus. Les ballades dans les alentours sont superbes. La mer fait LE bruit parfait pour nous bercer le soir.
Pour contrebalancer tout ça, il faut quand même préciser que l’on reste en Inde donc, oui, il y a des vaches sur la plage et tout n’est pas toujours clean, oui, la mer est moins belle qu’en Thaïlande… Euh, c’est tout ce que j’ai trouvé.
Honnêtement on n’est pas des mordus de plage, on n’aime pas faire la crêpe plus de 10 minutes d’affilé. On revient aussi très rarement dans les endroits où l’on est passé. Mais avec Patnem, on a l’impression que l’histoire ne fait que commencer, c’est juste un endroit où on se sent bien… D’ailleurs, on y retourne dans 15 jours !

Voilà notre première vidéo depuis… le Transsibérien ! C’est aussi notre première vidéo avec notre nouveau réflex donc c’est un peu un test. On a pris ces images pendant notre w-e à Tanjore et Trichy, deux villes riches en temples et en couleurs, comme on vous en avait déjà parlé.
Dites nous ce que vous en pensez et nous, on va essayer de continuer sur notre lancée de notre côté !

Merci aussi à Romain “Turn-water” qui a composé et interprété la musique que l’on a utilisé ici. Il avait visiblement plus Pondicherry (titre de la chanson : “A walk in Pondicherry”) en tête au moment de la création mais bon, c’est pas si loin !
N’hésitez pas à découvrir le reste de ses titres sur son Soundcloud.

Traffic Karma

25 mai
2012

Only in India #2

Pour notre deuxième histoire “Only in India“, nous avons proposé à un collègue Indien de Nicolas, Venkat, de partager avec vous l’une de ses anecdotes. Venkat nous fait donc l’honneur d’être le premier rédacteur invité sur Cheese-Naan. Il est en plus écrivain pendant son temps libre, donc on est gâté ! Il a écrit son texte en Anglais et nous l’avons donc traduit ci-dessous. Pour ceux qui lisent l’Anglais, on vous encourage vivement à lire le texte original que nous publions aussi sur ce post. A cette occasion, on pense d’ailleurs commencer à rédiger le blog dans les deux langues Français et Anglais, mais on a donc un petit travail de traduction à faire pour les précédents articles, on vous tiendra au courant quand nous serons prêts.

En attendant, on vous laisse apprécier cette histoire “Only in India” :

Le vendredi c’est le jour où embouteillages sont les plus importants. Nous étions trois, en train de rentrer du bureau, prenant notre raccourci habituel quand nous nous apercevons qu’un énorme embouteillage est en train de se former. On décide donc de faire demi-tour pour prendre la route principale mais on se retrouve finalement bloqué à un carrefour. Alors que nous attendions patiemment que le trafic bouge, je vois dans mon rétroviseur un taxi remontant à toute vitesse à contre-sens. Il remontait en espérant pouvoir s’insérer au dernier moment dans un espace qui n’existait pas, et allait donc créer un embouteillage encore plus grand.

Je descends ma vitre et sort ma main ouverte, comme pour lui dire “Mais qu’est-ce que tu fais?”. Je m’attendais juste à ce qu’il m’ignore et continue sa route, à ma plus grande surprise, il s’arrête à la hauteur de ma voiture (toujours du mauvais côté de la route) et commence à me hurler dessus : “Pour qui tu te prends pour me faire des signes comme ça ? De quel droit ?”. Ensuite, il descends de sa voiture et avance avec l’air menaçant vers ma vitre, continuant d’hurler et de m’insulter en Kannada (la langue locale du Karnataka, l’Etat de Bangalore). Je lui répète simplement mes questions en Anglais. Ni l’un ni l’autre ne parlons la même langue. Il remonte finalement dans sa voiture, prononçant quelques injures de séparation au passage et repart à toute vitesse.

Nous déplorions ensuite tous les trois la dégradation du sens civique de notre société et fulminions silencieusement contre le manque de décence humaine des habitants de Bangalore et de ses impossibles embouteillages. Le serpentin des voitures les unes derrière les autres avançait d’un pouce mais le cycle de notre karma lui, ne progressait pas.

Quelques minutes plus tard, le chauffeur de taxi revient vers nous, accompagné cette fois de trois imposants camarades. Ils portaient moustaches, bracelets et colliers d’or et avaient l’air plutôt dangereux. Je pensais que le chauffeur ramenait certains de ses amis et j’avais du mal à croire qu’il aille encore plus loin sur cette dispute. Ils frappent à ma vitre et après quelques instants d’hésitation, je la baisse. Le plus autoritaire du lot demande au chauffeur : “C’est bien cette voiture ? c’est bien ce gars ?”. Ensuite, il se tourne vers moi et me demande : “Qu’est-ce qu’il vous a dit ? est-ce qu’il vous a insulté ?” Nous lui répétons donc les insultes qu’il nous avait lancés quelques minutes plus tôt. Le gars autoritaire se tourne alors vers le chauffeur et commence à lui faire la morale : “Pour qui tu te prends ? Un grand bagarreur ? Cette personne t’indiques ce qui est juste; comment oses-tu lui crier dessus ?” Et les trois costauds repartent avec le chauffeur de taxi qui avait l’air maintenant tout à fait désolé.

Nous étions tous les trois assis et interloqués dans la voiture. Nous n’aurions jamais pensé que le chauffeur serait puni aussi rapidement. Le karma est habituellement un process interminable où il faut jouer de patience. J’imagine qu’avec le trafic de Bangalore, il s’agit plus d’un “Car-ma”.

Languages

In Motion…

Focus

Only In India Bang Alors?! Yoga JoNi Again Quiz Traffic TOP 10 restaurants Indiranagar Vespa - local painting Shared Ambi! Bullet trip

Like-it

Follow-us on Twitter

or Google+

For our “Out of India” trips

On The Road Again, the blog for all our trips Out of India, including the one we did from Paris to Sydney on a motorcycle...

Check out our Pins!

Get the news by email

RSS You'll receive an email for every new post (abonnez-vous au blog par email)

Categories

In pictures

Double refill #morning #chai #masalachai #petrol #tank #royalenfield #bullet #india #tea #bangaloreOne of my favorite activity, getting on top of empty parking lots... #bangalore #india #parking #empty #minimal #sky #motorcycle #royalenfieldCleaners ballet #shadows #workers #india #corporate #building #bangaloreModern café #architecture #building #30s #modern #cafe #hotel #sky #empty #minimal #mysore #indiaBy the side of the road tiny shopJoNi's helmetsMysore shops facadeHotel Dasaprakash room serviceHotel Dasaprakash doorsMysore Palace side view at dusk, illuminatedHotel Dasaprakash customerHotel Dasaprakash service phoneMysore Palace at duskMysore closed shops doorsMysore Banana MarketThe nice curves of our beloved Ambi #ambassador #classic #car #hindustanmotor #india #ambi #retro #bangaloreSouvenir from this weekend #flat #royalenfield #bullet #india #roadMysore Palace Service stairs

Archives