Swimming pool at Dune
Tower room at Dune
French Consulate at Pondicherry
Promenade at Pondy

Pondichéry, depuis Bangalore (et encore plus depuis Chennai), c’est une destination week-end facile pour changer un peu d’air. C’est d’ailleurs très populaire auprès des Indiens qui y trouvent un air colonial français toujours entretenu voire renouvellé (un mini voyage en Europe en quelque sorte).
Pour nous, “Pondy”, c’était jusqu’ici une destination qui nous avait toujours laissé un goût de trop peu. Certes, le quartier français a un certain charme, mais ça reste assez limité, voire un peu fake ou rétrograde. Quand à Auroville, la promesse de visiter une société utopique vivante fait rêver mais vu que l’accès aux touristes y est limité à un parcours guidé limité, on s’y sent un peu parqués. Enfin, pas de vraie plage digne de ce nom pour laisser entrevoir une farniente balnéaire sympa.
Pourtant cette fois, nous avons renoué avec ce coin l’espace d’un week-end, car, mousson oblige, la moitié ouest de l’Inde (donc Goa et le Kérala) sont arrosés en continu et donc inaccessibles à cette période de l’année.
On se tournait donc vers Pondy un peu par défaut et nous y avons finalement passé un super week-end grâce à certaines nouveautés (du moins pour nous).

Premièrement, nous avions booké un hôtel assez atypique dont nous avions entendu parler depuis un moment, le Dune hotel qui se trouve à quelques kilomètres au dessus de Pondichéry, en bordure de mer et qui a la particularité d’avoir construit des chambres “concepts” toutes plus différentes et parfois délirantes les unes que les autres (chambre “tower” en haut d’une tour avec vue su la mer, chambre “silver” complètement argentée, chambre bungalow sur pilotis, etc…). Pour ne rien gâcher, ils ont un restaurant sympa et leur propre ferme sur le terrain de l’hôtel, sans parler de la piscine jouxtant une plage déserte…

Ensuite, nous avons pu visiter et pénétrer dans le fameux Matrimandir (le symbole et lieu de méditation d’Auroville) pour la première fois et c’est une expérience unique qui nous a transporté. Alors que nous pensions qu’il était quasi impossible de le visiter, le process, bien qu’un brin contraignant (il faut booker la veille en personne, se pointer assez tôt le lendemain matin et attendre, attendre avant d’enfin visiter) est en fait assez ouvert et gratuit (de nombreux groupes de touristes Indiens le savent d’ailleurs). Sans vous dévoiler complètement la visite (et de toutes façons on n’a pas pu prendre de photos), le lieu est un mélange de décor de Star Wars, de planche de l’Incal, de minimalisme architectural japonais, de (rétro) futurisme à la Futuroscope, le tout mâtiné de symboles mystiques. Bref, une sacrée expérience dont nous étions étonné de ne jamais avoir entendu parler avant.
Concernant Pondy, au-delà de son charme colonial français (avec de vrais restes vivants comme des papys jouant à la pétanque!), on a été étonné de découvrir que sa “Pomenade” le long de la mer, était en fait fermée à la circulation tous les soirs (un truc un peu impensable en Inde) pour mieux permettre à tout un chacun de profiter de l’air marin le temps de sa “evening walk”.

Niveau culinaire, l’héritage colonial français n’a jamais été aussi vivant depuis que de nombreux entrepreneurs français semblent avoir investi les lieux ces dernières années : petit dej et autres pâtisseries françaises impeccables et simples à Baker’s Street (il faut voir la tête émerveillée des européens rentrant dans cette boutique !), petits plats et bon produits de la mer dans l’un des restos des hôtels coloniaux (on a testé et approuvé le Dupleix de notre côté) et enfin, charcuterie et fromages produits localement au Mango Hill Hotel au nord de la ville près d’Auroville !

Enfin, un nouveau vol a été mis en circulation entre Bangalore et Pondichéry (le seul de l’aéroport !) qui permet donc de faire l’aller en train de nuit et le retour en avion en fin d’aprem le dimanche.

Il ne nous reste plus qu’à tester le spot de surf local pour en faire une destination week-end récurrente pour nous (surtout pendant la mousson à l’Ouest).

by in Voyage en Inde

Street
Ambi !
Street vendor

Notre deuxième visite à Calcutta (ou Kolkata), 7 ans après la première, nous ne nous a pas laissé indiférents. La première fois, nous avions parcouru “la cité de la joie” (sic) comme les autres villes Indiennes que nous avions traversées. Ok, on avait été étonné par les hommes qui tirent encore à la main des semblants de charettes (les fameux “rickshaw pullers” ou “hommes-chevaux”) mais rien de plus. Cette fois, nous avons vraiment eu l’impression de visiter un pays différent de celui dans lequel nous vivons depuis plus de deux ans.

D’un point de vue architectural et historique Calcutta est une belle ville, avec un riche passé colonial, souvent décati, parfois en ruine mais au charme indéniable. Mais rapidement, en se promenant dans la ville, on comprend assez aisément que la conservation des vieilles pierres, si chères aux touristes, est certainement le cadet des soucis des milliers de personnes qui habitent dans la rue.

C’est certainement cliché de dire ça mais Calcutta peut choquer par la misère qui y règne : des gens, parfois des enfants seuls, vivent partout sur les trottoirs. Ils mangent, se lavent, dorment, travaillent sur les mêmes 2 mètres carré, ce qui en fait objectivement un paradis pour photographe tant les scènes à chaque coin de rues sont inattendues et pleines de vie. Une fois passée la première stupeur, on découvre que Calcutta a autre chose à offrir et que cette ville dégage un charme bien particulier grâce aux milliers de taxis-ambassadors jaunes d’un autre temps, aux vieux bâtiments surannés, aux vendeurs de rue omniprésents, mais aussi grâce à son fleuve qui aère la ville et le grouillant Howrah bridge
On a souvent l’impression d’être juste spectateur perdu dans une ruche aux codes inconnus : un cocktail explosif, l’Inde dans ce qu’il y a de plus vivant, beau et… sans pitié. On sent que cette ville a un potentiel de capitale internationale (qu’elle a d’ailleurs été dans la première partie du British Raj) mais qu’elle a pris du retard, beaucoup de retard.

Coté culinaire, nous avons été conquis par la gastronomie unique de cette région que nous avions déjà eu l’occasion de goûter à Bangalore. Grands fans de poissons, les Bengalis utilisent aussi énormément… la moutarde ! Ca donne des plats très différents de ce que nous avons l’habitude de manger dans le reste de l’Inde, assez fins et délicieux !

Ce petit week-end a surtout été une bonne piqûre de rappel pour nous : en vivant à Bangalore et en habitant et travaillant à Indiranagar, on oublie parfois ce qu’est l’Inde. Nous vivons clairement dans un environnement protégé ici (sans pour autant vivre dans une résidence fermée) et il est parfois important de se confronter à une autre réalité de ce pays qui concerne certainement la plus grande partie de la population.

by in Only in India

JoNi se Marient - South Indian style movie poster
Party Beach

Bon, ça faisait un petit moment que nous n’avions rien posté, mais nous avons une bonne excuse.
Fin Mars, nous avons organisé une célébration assez spéciale de notre “union” non-officielle en lançant une fête sur une plage “secrète” de Goa avec une quarantaine d’amis.

On n’aime pas trop partager les détails de notre vie privée ici, mais on voulait tout de même expliquer notre relatif silence depuis quelques semaines… On a eu pas mal de visites et donc beaucoup moins de temps à consacrer à ce blog.

On s’est (encore) rendu compte qu’en Inde, il est parfois facile de faire des choses impossibles ailleurs (et vice-versa bien sûr sinon ça ne serait pas drôle). Et qu’on pouvait avoir de superbes surprises (là aussi, on a depuis expérimenté l’inverse…).

Merci en tous cas à tous ceux qui ont participé à ces festivités et merci à l’Inde et Goa de nous avoir permis de vivre ce très beau moment :)

On essaie de reprendre une vie “normale” maintenant. Même si la normalité ici, heureusement, ça n’existe pas vraiment.

(crédits photo : Olivier)

Notre start-up : TITRI

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Notre trip moto Paris-Sydney

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