road-trip bangalore
At rest
Ramanagaram hills
Villager and his bike
Road Closed

Comme vous le savez certainement, on est assez branché “deux-roues” et plutôt motorisé tant qu’à faire. Du coup, le week-end, on a commencé à rouler autour de Bangalore pour explorer ses petites routes locales. Et ce qui est top, c’est qu’autant Bangalore est chaotique et polluée, autant ses environs sont verts et calmes.
Arpenter les petites routes autour de Bangalore, c’est se retrouver directement dans des petits villages qui ont l’air de ne pas avoir bougé depuis 50 ans, traverser des paysages verts de cultures en étages, découvrir l’élevage de vers à soie, rouler sur des blés que les agriculeurs ont placé sur la route (pour le concassage à moindres efforts), rencontrer des locaux à chaque arrêt “chaï” ou encore écraser un écureuil suicidaire…
Bref, une fois de plus, c’est l’itinéraire bis que l’on emprunte qui compte plus que l’objectif final.
Comme on a en plus commencé à se constituer une sympathique petite équipe de scootards-motards partageant notre goût pour l’aventure au bout de Hosur Road (LA route suspendue permettant de sortir de Bangalore sans embouteillages), on s’amuse pas mal.
Au niveau des “objectifs atteints” (parce qu’il nous est aussi arrivé de faire demi-tour pour cause de défaillance technique d’un de nos “bolides”), on a pour l’instant exploré uniquement le sud de Bangalore et on notera que le “safari” du Bannerghatta National Park vaut plus le coup que ne le laisse croire le cirque ambiant de ce haut lieu du tourisme familial Bangalori (on y a quand même vu des “white tigers”!) et que les collines de Ramanagaram n’ont presque rien à envier aux pains de sucre de Rio de Janeiro. Rien que ça !

Chetak Cheese-naan
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profil gauche
face

Oui on était jaloux des peintures des camions locaux !
Oui on trouvait la peinture de notre Chetak un peu fade.
Oui, on est venu en Inde pour faire ce qui semble bien compliqué en Europe !
Et oui, on n’avait rien à perde avec ce scoot !

On a donc demandé à un “artiste” local, Dilip, qui s’occupe habituellement de dessiner des coqs sur les boutiques de poulet de s’occuper de la peinture de cher Chetak. Tout comme le lit en bambou, on s’attendait à tout mais on doit dire qu’il a dépassé nos attentes !
Certes, et comme vous le verrez, on lui avait donné quelques idées pour certains motifs, mais pour le reste, il a sacrément bien improvisé !

On n’est pas qu’un peu fier dans les rues de Bangalore maintenant ! L’autre bon point c’est que dorénavant on est plus visible sur la route et que je conduis plus prudemment pour ne pas abîmer la peinture. Quand à l’efficacité du “No Horn Please”, elle reste encore à prouver…

Le Bajaj Chetak ? ça ne vous dit rien ? Vous prenez une Vespa, vous lui mettez un marche-pied latéral pour que les dames en sari puissent s’asseoir en amazone, vous ajoutez quelques renforts pour résister aux routes indiennes et vous avez la Vespa version Indienne. Je ne connais pas l’histoire exacte mais en gros, Bajaj, une marque de deux-roues Indienne a exploité des années 70 à très récemment une licence auprès de Piaggio lui permettant de produire une version épicée de la Vespa “Sprint” (pour les puristes).

Pour nous Européens, et qui plus est Parisiens, on a donc l’impression que tous les Papys Indiens qui roulent encore beaucoup sur ces Chetaks sont terriblement hypes. Pour eux, c’est le scooter de base, solide et pas cher à entretenir, qu’ils ont depuis des années et des années…

Je n’étais pas scooter à la base mais je ne comptais pas rester sans deux-roues bien longtemps après la difficile séparation avec notre chère VanVan. Surtout, quand j’ai su après une discussion avec un chauffeur que ces Chetaks, dont plus personne ne veut ici, valent le prix de deux (voire un) pleins d’essence d’une voiture en France, je me suis dit qu’il fallait tester.

Et me voilà donc un dimanche matin regarder des annonces sur Sulekha, appeler la première annonce, prendre rdv, acheter le scooter et traverser Bangalore droit comme un I perché sur le siège à ressorts de mon Chetak. Ca a été aussi simple que ça.

Ce qui a par contre été moins simple c’est d’apprivoiser le Chetak. On ne roule pas en Chetak comme on roule avec un scooter moderne, c’est tout un rituel, une vraie relation à créer.

Au démarrage, il faut le pencher sur le côté du moteur, pour que l’essence descende bien. Kicker quelques fois avec le starter pour qu’il rugisse, ou plutôt tousse puis enfume tout le parking. Passer délicatement la première en ouvrant un peu les gazs ou alors il cale. Et ensuite, pour peu que la route soit dégagée, tout va bien. Parce que malgré ses 19 ans, mon Chetak a encore la patate.

Alors c’est vrai qu’au début on a eu quelques difficultés à s’entendre. J’ai dû le pousser au garagiste du coin qui lui a soufflé dans le carbu et rebranché le phare avant. Un autre lui a changé une bougie. Il m’a aussi fait le coup de la panne d’essence sur le périph local ainsi que l’essence mal mélangée à l’huile qui lui faisait perdre tout reprise (ou alors il n’y avait pas assez ou trop d’huile, je n’ai pas tout compris). Je lui ai aussi fait changer les pneus, l’huile et le marche-pied arrière qui avait été cassé lors d’un choc avec un 4×4. Enfin, comme je vous le racontais dans un article précédent, ces garages permettent avant tout de faire des rencontres sympas… J’ai aussi ajouté un sticker de Ganesha à l’avant, indispensable pour éloigner les obstacles :)

Du coup, aujourd’hui, on s’est compris et je prends un vrai plaisir à rouler avec. Je pense lui refaire une peinture mais je cherche encore les peintres de camions locaux…

Ce qui est drôle aussi avec le Chetak c’est le regard des Indiens, tantôt dédaigneux, tantôt nostalgiques de ce scooter qu’ils ont tous connu dans leur enfance.

Je peux vous dire aussi que conduire un Chetak à Bangalore permet de descendre au plus bas niveau de la hérarchie des routes indiennes et d’expérimenter au mieux toute la violence du code de la route local… disons que c’est une bonne école.

Je ne perds malgré tout pas de vue la fameuse et respectée Royal Enfield mais j’attends encore un peu avant de me pencher sérieusement sur la question. Vieux réflexe Européen peut-être, je préfère en baver un peu avant d’arriver en haut de l’échelle sociale de la route Indienne !

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le Bajaj Chetak et le phénomène qu’il a été en Inde, je vous conseille la lecture de cet article qui était paru lors de l’annonce de la fin de sa production. Vous comprendrez alors que je roule malgré tout sur un symbole vivant !

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