Meditation Pyramid, inside
Pipeline road
Art of Living

Partis en moto-trip dominical, nos buts du jour étaient deux lieux situés juste au Sud de Bangalore qui sentaient l’arnaque de gourous douteux à plein nez : “Pyramid Valley”, auto-proclamée la plus grande pyramide de méditation du monde et l’ashram “Art of Living” dont la stratégie marketing semble aussi bien huilée que celle de Coca-Cola.
En même temps, ce genre de lieux nous assurait des petites expériences un brin surréalistes et c’est bien tout ce qui nous intéresse.

Panneaux de signalisation, parking organisé, plan des différentes “attractions”, hauts-parleurs avec diffusion de mantras dans les allées, pas de doutes, en arrivant à Pyramid Valley nous étions bien dans un parc d’attractions pour yogi pas vraiment du genre ermite. D’une capacité annoncée de 5000 personnes, la fameuse pyramide permettrait une méditation “plus puissante” ! Si on met de côté la moquette, façon salle des expos, le lieu a malgré tout quelque chose d’agréable, reposant voire impressionnant avec sa plateforme de “méditation intensive” qui semble tout droit sortie de l’imagination de Moebius. Attention tout de même, la méditation est autorisée mais pas la sieste, nous en avons fait les frais !

Sortis de là (sans débourser une roupie, il faut le préciser), nous avons donc continué vers l’ashram tout proche de “Art Of Living” en empruntant une route géniale… Pipeline road ! Avant de vous expliquer pourquoi cette route nous enchante, il faut vous rappeler un petit détail : toute route secondaire Indienne un brin importante est un enfer de voitures, camions et bus qui doublent sans visibilité, de vie débordante sur les bas côtés et de klaxons en continu. Kanakapura road qui permet de se rendre à Art of Living ne déroge pas à la règle. Sauf, qu’à quelques mètres de cet axe routier se trouve un pipeline qui doit certainement relier Bangalore à l’eau de la rivière Cauvery et que le long de ce pipeline se trouve une route, pas plus large qu’une belle piste cyclable accessible uniquement aux deux-roues (ou presque). Un bonheur !

Concernant Art Of Living, on ne sait pas si on c’est parce qu’on est arrivé pendant une cérémonie particulière mais tous les clichés que l’on peut avoir en tête sur les ashrams et gourous se sont trouvés confirmés : adeptes (surtout occidentaux) à l’air perchés, gourous au sourire béa, éléphants qui saluent le gourou-king “Shri Shri”, chants entêtants et boutique de souvenirs allant du tapis de yoga au sticker de son gourou préféré.

On est rentré au plus vite retrouver l’agitation et le chaos de Bangalore, bien loin de ces mondes parallèles !

Bullet Trip

28 sept.
2012

Bullet en mode voyage
Sravanabelagola view
Paddy field labourer
Coffee plantation, Coorg

On a profité d’une des nombreuses fêtes hindoues (cette fois Ganesha Chaturti) pour prendre cinq jours et aller explorer le Karnataka un peu plus “profond”. Pour l’occasion, on a renoué avec le voyage en moto et inauguré notre Royal Enfield. La “Bullet” a tenu toutes ses promesses sur des petites routes locales plus ou moins en bon état nous ayant fait traverser des paysages souvent superbes, entre rizières, champs de cocotiers et plantations de café.

Partis tranquillement avec Arthur (qui a maintenant aussi un blog qu’on vous invite à découvrir) et nos Bullets respectives, on s’est d’abord dirigés vers notre première étape d’importance, Shravanabelagola (il nous a bien fallu quelques jours pour réussir à prononcer le nom sans faute), haut lieu de pèlerinage Jaïn. Le Jaïnisme est une des plus vieilles religion du monde qui a pour base un principe de non violence qui peut aller assez loin : les puristes se promènent avec un morceau de tissu sur la bouche pour ne pas risquer d’avaler des insectes, voire nus pour d’autres…
Le site est magnifique car deux deux collines se font face, avec chacune des temples dont l’un abrite une énorme statue que les fidèles recouvrent de beurre et, noix de coco et pigments tous les quatre ans ! Nous avons aussi respecté quelques principes ascétiques chers aux Jaïns, bon, ok, contre notre grès : ce jour là, l’état du Karnataka était en grève donc pas de resto, pas d’hôtel…. on a dormi chez les pélerins (économies garanties) et mangé dans la rue des “chaats” (c’est le nom des snacks locaux, frugal et pas fous).

Nous avons fait ensuite le tour des temples Hoysalas à Belur et Halebid, véritables splendeurs du Moyen-âge sculptées du sol au plafond avant de descendre dans le Coorg, région valonnée très connue pour ses plantations de café et son climat plus frais et humide. Pour terminer, petite halte dans l’insoupsonnée Srirangapatna dans la banlieue de la plus connue Mysore. Quelques beautés architecturales de l’époque de Tippu Sultan (le seul maharaja local ayant défié les Anglais) et surtout un cadre de tout repos au bord de la rivière Cauvery.

Bref, on est toujours surpris par les richesses souvent cachées de ce pays et c’est de bonne augure pour nos prochains week-end !

Une petite vidéo certainement à venir et en attendant est arrivée ici et quelques photos ci-dessous.

Et ci-dessous notre itinéraire détaillé :


Afficher Road Trip Karnataka 5 jours sur une carte plus grande

Royal Enfield Engine and typo
Black and Golden Royal Enfield Bullet

Voilà, on a craqué. On savait que ça arriverait tôt ou tard… Après avoir gentiment patienté 4 mois, fait un détour par un surprenant Chetak, nous sommes depuis quelques semaines les heureux détenteurs d’une Royal Enfield de 1984. Elle a notre âge ou presque.
Pour ceux à qui on a pas déjà raconté l’histoire, petit rappel. La Royal Enfield, c’est une moto des années 50, importée d’Angleterre par l’armée Indienne puis finalement fabriquée en Inde, à Chennai (Madras). L’usine Anglaise a péréclitée, mais l’Indienne a elle résisté, même plus que résisté si on en croit le carnet des commandes actuelle qu’elle n’arrive plus à suivre (plus de 6 mois d’attente pour en avoir une neuve). Un pied de nez sur le colonialisme et la mondialisation en quelques sortes…
Bref, ces motos ont une histoire, un style inimitable, elles sont des légendes vivantes ! “Made like a gun, fast as a bullet”. On les avait déjà repérées lors de notre premier passage en Inde en 2006, on en avait essayée une en 2009, c’était écrit qu’en 2012 on irait un peu plus loin dans cette “relation”. Parce que comme pour toutes les vieilles motos, il s’agit bien d’une “relation” à mettre en place. Rien que de démarrer une Royal Enfield réclame un savoir-faire et un coup de kick qui n’est pas le même d’un modèle à l’autre… Et pourtant, malgré les galères, les matins à essayer de la démarrer pendant 15 minutes, les feux-rouges où on n’avance pas sous la pression des klaxons immédiats de toute une file, les calages, les changements de vitesse approximatifs, les passages au “service”, la batterie qui se vide sans explication, le phare avant qui ne s’allume pas etc… au final, on adore quand même.
Pourquoi ? le son déjà, le “beat” comme disent les Indiens, assez difficile à décrire, entre le battement de coeur et le rugissement est l’âme de la Bullet. Le nôtre est particulièrement réussi d’ailleurs, mais il paraît que 84 était un bon millésime. Oui, oui, c’est un peu comme pour le vin ici. Ensuite, la tenue de route est exceptionnelle, on “vole” malgré l’état souvent inégal des routes indiennes… Enfin, ces motos sont les reines ici. Ce qui est intéressant, c’est que contrairement à d’autres “antiquités” de la route Indienne, les Royal Enfield ne sont jamais passées de mode, elles connaissent même actuellement un regain d’intérêt assez exponentiel. Les prix des modèles d’occasion ont presque doublés ces 3 dernières années.
La nôtre n’est pas encore parfaite, mais on a déjà commencé les road-trips autour de Bangalore avec plaisir ! On vous en parlera bientôt d’ailleurs.

Notre start-up : TITRI

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On The Road Again, the blog for all our trips Out of India, including the one we did from Paris to Sydney on a motorcycle...

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